Infirmière*

Être infirmière, c’est exercer son art professionnel dans le domaine de la santé, appuyé sur le secteur médico-social et intégré dans la vie citoyenne et économique, au service des personnes et des groupes, dans les respects de chacun.


La profession s’appuie sur la connaissance de l’Homme, en général,dans toutes ses dimensions, sur les sciences : biologie, sociologie, philosophie, anthropologie,… et sur les techniques. Elle se pratique de manière personnalisée et offre des soins uniques à la personne ; l’application des ces « savoirs » devenus par intégration, « compétences » constitue la clinique infirmière.


La spécificité infirmière, parmi tous les métiers de la santé, peut ainsi être déterminée :


Ce qui fait l’unicité de la prestation infirmière est :



  • La coordination ;

  • La veille clinique ;

  • L’accompagnement.

Également,



  • Sa multidisciplinarité et le fait que l’infirmière pratique son art auprès de toutes les générations.

L’accompagnement implique ici :



  • La consultation pour :

    • Clarifier la demande ;

    • L’analyser.

  • La formation pour :

    • Prévenir ;

    • Se questionner ;

    • S’auto-évaluer.

  • Le soutien pour :

    • Orienter ;

    • Conseiller ;

    • Agir.

  • L’information pour :

    • Connaître ;

    • Transmettre.

  • La recherche pour :

    • Se positionner ;

    • Évoluer.

La profession infirmière a une histoire, une culture, des savoirs multiples et coordonnés, une conscience et des valeurs collectives qu’elle engage dans l’action, à un moment donné, auprès, avec et pour une personne unique. Elle s’inscrit dans une organisation structurée, reconnue du fait des missions communes qu’elle assume au service des personnes et de la société dans laquelle elle noue des relations.


Elle se gère de manière autonome par ses pairs : le corps professionnel. A ce titre, elle sélectionne les candidats à la formation ; elle en assure l’acquisition des compétences, et la délivrance des diplômes professionnels. Elle enrichit ses connaissances et ses compétences tout au long de chacune des carrières possibles, par l’expérience, par un savoir sans cesse étoffé, adapté, multiplié, tant par l’ouverture aux formations continues que par « son » propre questionnement et son désir de recherche au service de l’amélioration des prestations pour la santé. »


Pour être un professionnel en soins infirmiers reconnu par ses pairs et par l’ensemble des personnes soignées, l’infirmier, en parfaite corrélation avec sa mission, doit être capable de :



  • Répondre aux besoins de santé d’une personne ou d’un groupe de personnes ;

  • Assurer des soins holistiques[1], tant sur le plan physique que psychologique, selon la personnalité et la volonté de la personne soignée, en tenant compte des dimensions environnementales, historiques, sociales et  culturelles, de chacune des personnes ;

  • Développer les compétences requises pour une clinique[2] experte auprès des malades ;

  • Valoriser les professionnels et les pratiques soignantes auprès de tout ceux qui sont concernés par la santé individuelle et collective au sein de la Société.

Si la profession d’infirmier a, de tout temps, exigé une rigueur morale, un profond humanisme, un grand respect de l’être souffrant, elle a acquis au fil des siècles, une reconnaissance sociale qui doit être développée pour un exercice « serein » et performant, dans une société en bouleversement permanent. Un sens affirmé des responsabilités, de l’organisation, de l’anticipation et des priorités, une critique positive et le sens de la créativité, sont en outre, des atouts pour exercer un art délicat et exigeant.


Aujourd’hui, la profession d’infirmier ne peut s’envisager en dehors d’une réalité historique, sociale, économique et politique. Elle exige des qualités d’adaptation face à la diversité des champs de l’exercice professionnel. Le poids des institutions et des réglementations a, aujourd’hui, pris une place que nous estimons excessive, trop souvent au détriment des « Hommes ». Nous voudrions que chacun mesure les priorités requises, l’impact de ses actions, ou de leur absence, sur le confort des malades et de leurs proches, également sur l’équilibre et la satisfaction des soignants au travail.


L’évolution des sciences et des techniques est considérable et les patients en bénéficient. Nous devons  privilégier dans nos organisations, notre attention à autrui, et poursuivre nos recherches, nos efforts dans ce sens. Nous souhaitons simplifier les mesures et les politiques pour répondre aux réels et profonds besoins de santé, dans la complexité du monde actuel. Telle est notre ambition, Tels sont nos espoirs.


L’arrêté du 31 juillet 2009 modifié par l’arrêté du «  2 août 2011 relatif au diplôme d’état d’infirmier s’appuie sur :



  •  le référentiel d’activité

  •  le référentiel de compétence

  •  le référentiel de formation





**

[1] Holistique : « du grec holos, entier, « regard et action pour la santé s’appuyant sur la connaissance « fine », particulière et globale de la personne, concrétisée par une approche professionnelle pour prendre en compte l’ensemble de cette personne.



[2] Clinique : du grec kliné, lit, manière très concrète de soigner un malade, à son chevet, par l’observation directe, l’écoute et l’attention donnée à ce patient.


* Blandine Raynaud ,Évelyne Berdagué, Annie Serruys - De Los Cobos